“Mais à la fin, Mâme Michu, les J.T.P, quoi t’est-ce que c’est donc ?

— Oh ! c’en est une d’affaire, Mâme Michalon ! À ce que j’ai joui dire, ce serait un projet vieux comme mes robes qui se serait enfin eu concrétisé y’a pas si longtemps de ça…
— Ah bon ? Et j’en eusse pas tété z’informée ? Vous me la braillez belle !
— C’est mon neveu, vous savez, le Théophraste, que vous avez connu tout mioche, allez, qu’est là-dedans jusqu’aux oreilles…
— C’est pas un de ces machins à s’aller fourrer dans de sales bras, au moins ? Z’êtes bien sûre, hein, Mâme Michu ? On va pas voir débarquer les pèlerines  dans not’ immeuble ? Manquerait pu que ça pour luire à not’ réputation à toutes deux… Jésus Marie Joseph !
— Pas de ça Lisette ! Vous connaissez mon neveu, tout de même !
— Oh, vous savez, un sale coup est si vite arrivé ! Y’a des gens malintentionnés, on ne le sait que trop, on ne le sait que trop, hein donc ?
— Pisque j’vous dis que c’est pas le genre ! Vous pouvez vous reposer sur vos deux oreilles, que j’vous dis... C’est juste pour un jeu, qu’il m’a laissé entendre avec des airs d’aspirateur…”
 

Laissons-là nos deux perruches, nous n’en finirions pas de les écouter et surtout, n’en saurions pas plus à la fin qu’au début ! Laissons-les à leurs babillages, disais-je, et parlons sérieusement…

 Voilà “quelques temps” déjà que je rêvais de mettre à disposition des passionnés de Maléfices des petites choses qui attendaient patiemment, certaines depuis des lustres, dans mon grenier, que s’offre à moi un moyen de les mettre à disposition de la Communauté Maléficieuse…

 La renaissance de Maléfices par les soins des Éditions du Club Pythagore, sur un mode professionnel et commercial, ne permettait pas de faire ce dont je rêvais…

 Comme je viens personnellement de l’âge pré-informatique, celui où les souris étaient encore de petites bêtes ravageuses mais néanmoins sympathiques, j’étais bien incapable de me construire un petit site perso qui aurait fait l’affaire… Et je me morfondais, me languissais, me désespérais, comme sœur Anne, de ne voir rien venir…

 Et puis, par le biais de Mailing-list Yahoo-group Maléfices, j’ai vu soudain surgir des gens aussi passionnés que moi, qui au fil des échanges proposaient eux aussi des choses intéressantes, et qui allaient dans le sens de ce que je souhaitais : une structure légère, non commerciale, des ambitions modérées sur la plan de la diffusion, mais aussi — j’y tenais ! — des exigences qualitatives…

Mieux — et ceci emporta la décision ! — ils étaient largement aussi fondus que moi quand on parlait de Maléfices, que ce soit des scénarios, des Aides de Jeu, et des petits “plus” délirants ajoutés pour le seul plaisir de jouer, toutes choses que j’apprécie tant lors d’une partie de jeu…

 Premiers contacts, donc… Internet — j’avais du retard, mais j’ai un peu rattrapé ! — nous permettait d’échanger, de gamberger bref, de travailler de concert, en dépit de l’éloignement géographique. Dès les premiers échanges, aussi fougueux qu’enthousiastes, une évidence s’imposa  : les idées fusaient, l’un disait “Tue !” les autres criaient “Assomme !”, tout cela était de bon augure… Nous nous étions trouvés, nous n’allions pas nous lâcher de sitôt…

 Et pour eux comme pour moi, la même évidence : des tas de petits bijoux dorment dans des tas de greniers… Certes, tous ne sont sans doute pas des diamants de la plus belle eau, mais la plupart, nous en étions persuadés, pouvaient fournir aux passionnés quelques riches et délectables heures de jeu… Et puis, dans certains cas, il restait possible, avec l’accord des auteurs, de les retravailler pour en faire de ces bons gros scénarios charnus comme nous les aimons…

 Car, dans le même temps, les Meneurs de Maléfices cherchaient des scénarios à proposer à leurs joueurs…

 C’était parti ! Nous avons décidé de nous y coller, et de proposer à la communauté Maléficieuse tous ces scénarios, Ils émanent parfois de revues, de fanzines, oubliés ou regrettés, souvent introuvables ; ils sont parfois adaptés d’autres jeux pour Maléfices ; d’autres encore sont totalement inédits…

 Pour pouvoir faire cela, nous avons créé les Ateliers des J. T. P… Ne cherchez pas, c’est une totale “private joke”, acronyme des Joyeux Trombonistes de Popaincourt… Ce nom nous fut inspiré par la découverte de notre petit logo rigolo…

 Voilà… “Maintenant que vous savez c’est quoi”, comme écrivent nombre de mes élèves, “je vais vous dire c’est qui” (ça déteint !) :

 Les Ateliers des J. T. P, c’est :

 • Julien “n’en rajoutez pas trop” Clément ;

Romain “j’ai lu un truc là-dessus” Perné ;

• Philippe “une idée par jour” Rat ;

• et Jean-Philippe “il y a un truc à faire, là…” Palanchini.

Voilà qui nous sommes. Nos projets sont très simples, sinon simplissimes : vous proposer, à mesure de l’avancement de nos travaux, des aventures soufrées, parfois des aides de jeu, d’autres fois encore des documents relatifs à ces aventures.

Nous sommes 100% amateurs nous aussi, donc ce sera sans stress et sans “dead-lines” autres que celles que nos emplois du temps respectifs — et fort chargés ! — nous laisseront…

Sur ce site, à terme, l’Atelier des J. T. P a l’ambition de devenir le plus régulier des pourvoyeurs sporadiques de scénarii…

Cela dit, à l’Atelier des J. T. P, on aime bien échanger avec des gens motivés… N’hésitez donc pas à vous faire connaître si vous êtes aussi tapés que nous ! Mais attention, hein : nous cherchons des personnes avec un minimum de volonté pour pondre quelque chose, faut pas rigoler, on est là pour bosser sérieusement, quand même ! Voilà, le message est passé…

Pour ce tout début, comme promis en son temps à Provins, voici Mea Rouia, un scénario inédit de Julien Clément

Bon téléchargement, bonne impression, bonne lecture et surtout… bonnes parties !

Et à plus tard, pour d’autres aventures soufrées !…

J-P Palanchini,

Au nom des Ateliers des J. T. P